Archive for septembre, 2007 Page 3 of 4



Editeur / édi-tueur ?

Suite au post sur le tome 2 de la série Fucking Karma, et à l’échange de coms avec « Master » Amez sur les maisons d’éditions, je me suis demandé quels seraient les 5 points qu’un jeune auteur/artiste devait savoir sur les maisons d’éditions.
Et cela sans me cantonner à la BD, mais en incluant aussi la musique, les livres…

Les 5 points qu’un jeune auteur/artiste devrait savoir sur les maisons d’éditions.

1. l’éditeur n’est pas ton ennemi.
Comme toutes les entreprises commerciales, les maisons d’édition (de BD, de livre, de CD…) sont destinés à faire des profits.
Leur produit c’est ta création, mais c’est le travail de la maison d’édition qui permet à ta création de rencontrer un public et faire du profits.

Ta création, c’est le gagne pain de ton éditeur, mais c’est aussi le tiens.
Vous avez tous les deux intérêts à ce que le projet fonctionne.
Mais dans le cas ou une série (pour une BD) ou d’un groupe (pour la musique), ne vends pas, vous avez tous les deux intérêts à l’arrêter et à passer à autre chose.
Un CD, une BD, un livre, ce sont des mois de travail, pourquoi travailler autant sur une création si elle ne séduit pas le public ?

2. L’éditeur n’est pas ton ami.
L’édition c’est un univers cool avec des gens cools, qui te tutoient et qui sont souvent contents de te voir.
L’éditeur a tout intérêt à tisser une relation affective qui permet de mieux te contrôler et te garder si tu vends.
Cette relation affective aura pour but de te placer dans la position de l’ami ou de l’enfant, mais tu n’es ni l’un, ni l’autre.

Toi et ton éditeur, vous êtes des professionnels, des partenaires sur un projet créatif et commercial.
Si tu l’oublie, sache que ton éditeur ne l’oubliera jamais…
Si tu as besoin de te le rappeler, regarde comment sont traités ceux qui vendent mieux et ceux qui vendent moins bien que toi.

3. Pour l’éditeur, Tu es un revenu réel ou potentiel.
Si tu sors de ces catégories, tu n’es plus rien.
Mais c’est la loi du marché, toi aussi tu es consommateur et tu contribues à renforcer cette loi dans tes achats quotidiens.

Et n’oublie pas que si tu investis ton temps, tes tripes et de ton âme, c’est l’éditeur qui met l’argent sur la table.
Sans cet argent pas de promo ni de distribution, ni de vente et quant à l’évolution de ta carrière, arme-toi de patience.

4. L’éditeur n’est qu’un moyen pour faire évoluer ta carrière.
Si tu es contre le système capitaliste, marchand et que tu estimes que ta création ne doit pas se « salir » au contact du marketing, maximum respect, mais tu dois être cohérent.
Ne cherche pas à te faire éditer.
Aujourd’hui Internet permet à n’importe qui de s’exprimer et de diffuser des créations.
Vince à même trouver une app. que je n’ai pas encore testé mais qui permet d’éditer et de distribuer « facilement » à compte d’auteur.
Voila une solution qui fera vivre la création mais pas forcement le créateur.

Une maison d’édition, c’est avant tout une machine à promotion et à marketing, qui permet d’entrer dans un système de diffusion à grande échelle et toucher un large public.
Prends en conscience, trouve TA place et ton fonctionnement dans cette machine.
Et reste avec la ou les maisons d’éditions qui te conviennent.

5. Il n’y a pas qu’un seul éditeur sur la place.
Ils sont plusieurs et tous différents, donc si ça ne fonctionne pas avec le premier, pas la peine d’insister, va voir les autres.

C’est si ça ne marche avec personne que tu dois te poser des questions.
Ne crois pas au mythe du « seul contre tous », du « ils n’ont rien compris à mon art ».
Ne pense pas que tu sois en avance sur ton temps.
Admets juste que tu es nul, ou que tu dois progresser et bosses encore plus.

Parce que, quoi qu’il arrive, c’est ton taff, ta création, ta carrière…
E la route est longue.
Donc c’est à toi de trouver les solutions.

Et quoi que tu décides, vas y, fais ta propre expérience et ne regrette rien.

Enfin.

J’en ai entendu parler à Angoulême en février.
J’ai vu quelques planches en noir et blanc il y à un ou deux mois…
“Le voyage des pères”, le nouvel album de David “Magic” Ratte sort enfin.

Voilà le pitch officiel :
“Galilée, 1er siècle de notre ère.
Un beau matin, Jonas, vieux pêcheur juif, vois avec une pointe d’ahurissement ses fils, Pierre et André, tout plaquer pour suivre un certain Jésus de Nazareth.
Il décide alors de tout faire pour retrouver sa progéniture et la ramener dans le droit chemin.
Il sera bientôt rejoint par d’autres pères, tout aussi inquiets que lui de voir leurs fils devenir des apôtres …”

Pour ceux qui auraient oublié David est l’auteur de “Toxic Planet“?
Je ne vous cache pas que j’ai hâte de lire le father’s trip !!!

En attendant, voilà la couv.

Savoir dire non.

En fait dire “non”, c’est un truc très simple à faire.
Mais certaines personnes oublient vite ce mot magique et se font embarquer dans des situations qu’elles finissent par regretter très rapidement.
Ce que l’on ne nous apprend pas toujours, c’est que savoir dire “Non” c’est savoir se protéger, se préserver.

Alors déculpabilisez, si vous pensez “non”, dites “non”.

Alors si savoir dire “Non” c’est savoir se protéger, se préserver.
Savoir dire oui c’est quoi ?

Sinon, Christelle je ne partage pas ta définition du karma, voici un lien vers un post ou je tentais d’en donner une illustration.
(Clique sur l’image pour la voir en plus grand).
Avant la fin de la semaine, c’est promis, je posterais une définition.

Année Zéro.

C’est un drame, et je pèse mes mots !!!

Mon PowerBook vient de me lâcher et à emporté avec lui les deux tiers de ma vie virtuelle !!!
80 Go, de photos, de dessins, de fichiers, d’Itunes, de plugin, de mail, d’agenda, de codes, d’identifiants et de mots de passes enregistrés par Firefox, tous mes bookmark de site de Q… Toute ma vie d’homme moderne !!!!
Me revoilà retourné à l’age de la pierre.
Pour ceux qui se demandent comment ils faisaient sans l’informatique et sans Steeve Jobs, j’ai la réponse :
Ils se roulaient par terre en pleurnichant, « Comment je vais faire, mais comment je vais faire ??? »

« PowerBook », sont nom résumait à lui seul le sentiment de sécurité que j’éprouvais lorsque j’avais cette plaque de métal séré contre mon petit corps frêle.
Alors pour une fois sur ce blog, je ne vais pas faire le fanfaron.
Je ne vais pas cacher ma pudeur derrière mon humour légendaire.
Pour la première fois devant vous je vais être moi-même et me mettre à nu.
Oui j’avoue que ma vie ne sera plus la même, plus rien ne sera comme avant, et pourtant il va me falloir me relever.
Recommencer, malgré ce coeur dévasté par la tristesse d’avoir perdu, plus qu’un ami, le deuz… Le troiz ?… Le quatrième membre de la famille.

Hier soir alors que « Booky » nous quittait dignement, sans bruit et sans douleur, on entendait résonner dans l’appartement lugubre et moite les cris de désespoir qu’une trop grande douleur m’empêchait de contenir plus longtemps.
« RRHHAAAAAAA, Pu[bip]tain, de sal[bip]ope, de pu[bip]te, de merde !!!
Pourquoi c’est à moi que ça arrive, qu’est que j’ai fait pour mériter ça ???
Put[bip]tain, je vais tuer quelqu’un, écartez vous, je vais le foutre par la fenêtre et apres c’est moi que je vais balancer !!! ».

Heureusement des années de pratiques avec divers maîtres zens et moines bouddhistes, m’ont appris à me détacher, à ne pas me projeter dans les objets, ne pas me laisser posséder par eux sinon vous auriez devant vous un homme anéanti, un homme brisé, une épave…

Le tome 2

A l’heure actuelle, je ne sais pas s’il va y avoir un Fucking Karma tome 2.
Les ventes du tome 1 n’ont pas convaincu le banquier (Pierre Paquet).
J’ai lui ai envoyé la moitié du deuxième tome, qui ne l’a pas convaincu non plus.
Et depuis pas de newz.
Comme je suis persuadé que les planches auraient été très convaincantes avec un premier album vendu à 50 000 ex., j’ai décidé de m’occuper personnellement de la promo et je me suis payé un petit espace de pub…
A Hollywood.

Pierre je t’envoie la facture ?

La mère Noël.

Pour pleins de raisons, j’adore le taff de Laurel.
Ok je ne suis pas dans la cible et je lirais “le journal de Camillia” son premier album avec Maé lorsqu’elle aura l’age.
Mais je visite son blog régulièrement…
Ok… Tous les jours.

Les polémiques qu’il y a autour de certains de ses pots… Je m’en tape.
Laurel, naïve ou manipulatrice ?
Je pense qu’elle est ni l’un, ni l’autre.
Ou alors comme nous tous, un peu des deux.

Ce qui est indéniable c’est qu’elle continue à jouer le jeu du blog à fond.
Alors que certains vieux routiers où nouveaux blogers cherchent continuellement des tactiques plus ou moins subtiles pour “attirer” et “fidéliser” l’internaute, Laurel continue à poster tous les jours et de parler de façon simple de sa vie comme elle l’a fait depuis le début.
Car au fond à quoi sert un blog ?
A captiver le plus d’internautes possible et les faire cliquer sur adsence ?
A familiariser le consommateur à un univers produit ?
A avoir son quart d’heure de gloire quotidienne ?
A crier que l’on existe ?
A ouvrir ses fenêtres aux passants ?

Je vous laisse décider.

Quoi qu’il en soit j’adore son style girly et elle a fini par le savoir
(MMMHHHHMMM, je me demande bien comment ?) et elle m’a envoyé ça…
La feuille bleue sous le sticker, c’est un original… Si, si !!!
Bon ben voila pour moi c’est Noël !!!
Maaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarci Laurel.